Contentieux électoral à Lalo : l’UP-R reprend la majorité du conseil communal

(le BR perd le droit de désignation des responsables politiques de la ville. Le nouveau maire attendu très prochainement)

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Ce vendredi 20 février 2026, la Cour suprême de la République du Bénin a tranché de manière définitive dans le litige électoral né après les élections communales du 11 janvier dernier à Lalo, dans le département du Couffo. Au cœur de la décision, l’analyse minutieuse des résultats de l’arrondissement de Gnizounmè, qui a finalement fait pencher la majorité en faveur de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R),  une issue qui crée un basculement  politique dans la désignation des responsables politiques de la ville. En effet, le nouveau maire Mahouna Georges Ekpé désigné par le parti BR perd son poste au profit d’un futur maire que désignera le parti UPR.

 

Gnizounmè : la Cour suprême rétablit la vérité des urnes

Alors que la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) avait initialement attribué les deux sièges de l’arrondissement de Gnizounmè au Bloc Républicain (BR) sans publier de données chiffrées détaillées, la haute juridiction a procédé à une compilation exhaustive des voix par bureau de vote et village, dans un souci de transparence et de rigueur.
Après vérification, le verdict est clair :

  • UP-R : 1 425 voix
  • BR : 1 418 voix

Ce léger, mais décisif avantage a conduit la Cour à annuler la proclamation initiale et à attribuer les deux sièges à l’Union Progressiste le Renouveau, « rendant justice à la volonté exprimée par les électeurs », selon les termes de la décision. Les conseillers désormais appelés à siéger sont Bokoe Cyriaque et Gove Gérard.

 

 Une majorité communale retrouvée et la mairie en jeu

Ce basculement arithmétique a des conséquences politiques immédiates dans la commune de Lalo. Grâce à ces deux sièges supplémentaires, l’UP-R dispose désormais de 13 élus sur 25 au conseil communal, ce qui lui confère la majorité.
Conséquence directe de cette recomposition : le bureau et l’exécutif communal précédemment installés sous la bannière du BR devront laisser place à une nouvelle gouvernance portée par l’Union Progressiste, conformément à la légalité et à la décision de la Cour.

La prise de contrôle de la mairie par l’UP-R intervient dans un contexte électoral national marqué par la domination de cette formation politique dans les scrutins couplés du 11 janvier, où elle est en tête dans plusieurs communes à travers le pays.

Lalo ancrée dans l’influence de l’honorable Adomahou Jérémie

L’issue du contentieux à Lalo est également interprétée comme un signe de solidité politique pour l’honorable député Adomahou Jérémie, personnalité influente de l’UP-R dans la région. Son leadership et son ancrage auprès des populations sont mis en avant par les partisans du parti, qui voient dans cette victoire une consolidation de leur projet de gouvernance locale et de développement communal.

Ce retournement politique intervient à un moment clé, à quelques semaines seulement de l’installation des conseils communaux à l’échelle nationale, après la proclamation des résultats définitifs des élections municipales et législatives du 11 janvier 2026.

 

Ce qui attend la gouvernance locale

Avec cette majorité retrouvée, l’UP-R doit désormais s’atteler à la mise en place rapide d’un exécutif communal conforme à la décision de justice. Cela inclut notamment la désignation du maire, de ses adjoints et des commissions du conseil communal, dans le respect des accords politiques et des règles internes du parti.

La décision de la Cour suprême illustre, une fois de plus, le rôle central de cette institution dans le règlement des contentieux électoraux communaux au Bénin, un cadre juridique qui vise à garantir la sincérité des suffrages et la stabilité des institutions locales.

 

 

 

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