De l’eau potable dans les bornes-fontaines et aux robinets des ménages de N’Dali

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Accès universel à l’eau potable à N’Dali

L’eau potable arrive aux bornes-fontaines… et de plus en plus aux robinets des ménages

À N’Dali (département du Borgou), la politique nationale d’accès universel à l’eau potable se traduit par des ouvrages structurants pilotés par l’État à travers l’Agence Nationale d’Approvisionnement en Eau Potable en Milieu Rural (ANAEPMR) et exploités par l’opérateur régional OmiLayé.

Douarou Roussidi, 2ᵉ adjoint au maire, souligne « À N’Dali, un SAEPmV est déjà entièrement réalisé, cinq autres sont en cours… L’eau est désormais disponible, propre et accessible ». Il salue un Partenariat Public-Privé exemplaire qui donne aux communes un « rôle actif de surveillance et d’évaluation ». Il rappelle aussi la subvention qui ramène le branchement domestique à 10 000 F CFA en zone rurale.

Le cas Gbegourou : un SAEPmV dimensionné et sécurisé

Le SAEPmV de Gbegourou est un investissement de 443 491 760 F CFA pour desservir Gbegourou et Darnon (population projetée : 10 065 en 2030 et 14 225 en 2040). Trois forages ont été réalisés (2 exploités), des électropompes et un groupe électrogène de 17 kVA + alimentation SBEE sont déployés.  Deux pompes doseuses permettent de potabiliser l’eau (chloration) qui est stockée dans un château d’eau 75 m³, avec une hauteur sous cuve de 12 m, mode refoulement-distributif. 20 bornes-fontaines et des branchements particuliers sont prévus.

En comparant la situation antérieure à celle d’aujourd’hui, les populations et les chefs de village apprécient

Avant, « nous devions parcourir environ 10 km pour trouver de l’eau potable… un véritable calvaire », raconte Souleymane Nabiatou (Gbegourou). Depuis le branchement, « cette souffrance appartient au passé ». Il paie environ 4 000 F CFA/mois, juge le coût supportable et salue la rapidité des interventions et des dépannages entre 24 et 48 heures, en cas de panne.

À Gbegourou, le chef de village Kihogi Chabi Nestor se souvient : « nos mamans marchaient jusqu’au marigot Okpara… L’eau n’était pas toujours propre. » Après, « les maladies liées à l’eau sale ont beaucoup diminué… On économise sur les soins ». Unanimement, les autorités locales adressent aux ménages le message de se préparer pour faire les branchements particuliers.

Gouvernance et qualité de service

OmiLayé, à travers ses représentant annoncent avoir réorganisé l’astreinte technique (interventions week-ends compris) et comblé les manques de matériel constatés au démarrage. Les défis recensés : vétusté partielle d’anciens équipements, casses non signalées, nécessité d’impliquer les communautés pour prévenir les dégradations.

 

Impacts observés à N’Dali

  • Santé publique : recul des diarrhées et affections digestives, dépenses médicales en baisse (« On est beaucoup moins malades », disent les habitants).
  • Temps libéré & dignité : fin des queues nocturnes et des « disputes autour des puits » ; « les femmes dorment paisiblement » désormais.
  • Pouvoir d’achat : factures maîtrisées à domicile (≈ 4 000 F CFA/mois pour un foyer témoin), tarif d’abonnement à 10 000 F CFA grâce à la subvention.
  • Emplois locaux : réseau de fontainiers et de techniciens (plombiers, électromécaniciens, agents clientèle) encadrés par l’agence régionale.

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