Commune de Lalo : Pélagie Gowoui installée maire un conseil communal profondément divisé

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La commune de Lalo (département du Couffo) a vécu, lundi 16 mars 2026, une cérémonie d’installation sous haute tension. Pélagie Gowoui, élue sous la bannière de l’Union Progressiste le Renouveau, a pris officiellement les rênes de la mairie, après une recomposition du conseil consécutive aux décisions de la Cour suprême sur le contentieux électoral. Son prédécesseur, Georges Ekpé (issu du Bloc Républicain), voit ainsi sa position remplacée au terme d’un processus judiciaire qui a redistribué les sièges.

 

Une installation marquée par le boycott

La cérémonie d’installation a été présidée par le préfet du département et réunissait les conseillers favorables à la nouvelle majorité. Mais l’événement est resté fortement affecté par l’absence des élus du Bloc Républicain : sur les vingt-cinq membres du conseil communal, douze conseillers BR ont choisi de boycotter la prestation de serment, dénonçant la manière dont les modifications de sièges ont été appliquées. Ce boycott expose une fracture politique tangible qui risque de compliquer la gouvernance quotidienne et la prise de décisions consensuelles au sein du conseil.

Origine de la recomposition : le rôle de la Cour suprême

La recomposition du conseil communal trouve sa source dans les recours post-électoraux déposés après les scrutins du 11 janvier 2026. La haute juridiction a annulé plusieurs attributions initiales, modifiant l’équilibre qui faisait du Bloc Républicain la force majoritaire. Ces décisions — rendues après examen des contestations liées aux opérations de proclamation des résultats — ont favorisé une bascule en faveur de l’Union Progressiste le Renouveau, permettant à Pélagie Gowoui d’être désignée maire. Le contexte illustre la façon dont les procédures judiciaires peuvent influer directement sur la composition des exécutifs locaux.

Les défis immédiats pour la nouvelle équipe

La nouvelle maire hérite d’un mandat qui impose plusieurs urgences :

  • rétablir un climat de confianceau sein du conseil communal pour éviter l’immobilisme ;
  • assurer la continuité des projetsen cours (infrastructures, services sociaux, programmes locaux) malgré la division ;
  • mener des actions de proximitévisant à rassurer les administrés et montrer l’efficacité de la nouvelle majorité.

La nécessité d’un dialogue politique élargi est centrale : sans coopération entre majorité et opposition, la commune risque un blocage institutionnel préjudiciable aux habitants.

 

Quels scénarios pour la gouvernance locale ?

Plusieurs issues sont possibles à court terme : une ouverture au dialogue et des négociations sur la répartition des responsabilités, la tenue de rencontres partenariales impliquant préfet et acteurs locaux, ou, au contraire, un maintien des tensions avec recours à des procédures juridiques et administratives pour trancher les désaccords. La capacité de la maire à concilier fermeté et inclusivité déterminera largement l’efficacité de la mandature.

 

Appel à l’unité au service des populations

Face aux enjeux concrets, accès aux infrastructures, assainissement, écoles et développement économique local , la priorité pour Lalo doit rester le service aux citoyens. Les observateurs locaux appellent les acteurs politiques à mettre de côté les querelles partisanes pour privilégier l’intérêt général et lancer rapidement des chantiers visibles afin de restaurer la confiance.

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