Le gouvernement béninois renforce sa présence sur l’ensemble du territoire, avec un focus particulier sur les localités frontalières longtemps délaissées. Lors du Conseil des ministres du 22 octobre 2025, il a autorisé la réalisation de travaux d’infrastructures socio-communautaires et sécuritaires dans plusieurs zones frontalières, visant à transformer ces territoires en pôles dynamiques de services et de protection.
Les projets incluent la construction et la réhabilitation de commissariats, postes de police, écoles, forages, aires de jeux, logements pour enseignants et forces de sécurité. Ces investissements visent à réduire les disparités territoriales, améliorer l’accès aux services publics et renforcer le lien de confiance entre l’État et les populations locales.
Un enjeu stratégique et sécuritaire
Ces actions s’inscrivent dans le cadre du Programme d’action du gouvernement 2021-2026, volet Sécurité, et répondent à la nécessité de prévenir les menaces liées à la marginalisation et à l’extrémisme. Dans plusieurs zones frontalières, l’absence d’infrastructures et d’opportunités économiques favorisait frustrations et vulnérabilités exploitables par des groupes extrémistes.
Le gouvernement entend assurer une présence visible et tangible de l’État, combinant développement socio-économique et sécurité. Les nouvelles infrastructures deviennent ainsi un rempart social et un vecteur de cohésion nationale, renforçant le sentiment d’appartenance et prévenant les dérives idéologiques.
En érigeant écoles, commissariats, forages et logements, l’État traduit sa volonté de ne laisser aucun territoire en marge, tout en consolidant la paix, la sécurité et la stabilité sociale. Ces initiatives démontrent que, pour le Bénin, développement et sécurité vont de pair, offrant aux populations frontalières un cadre de vie décent et des perspectives de progrès social et économique.
Irédé David R. KABA