Une guerre préventive contre l’Iran pour éviter un désastre au Moyen Orient

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Guerre en Iran

L’escalade militaire pour éviter un désastre au Moyen Orient

Le 28 février 2026, Israël et les États-Unis ont lancé une guerre préventive contre l’Iran.  Plus de dix jours plus tard, le conflit restait actif, avec des frappes israélo-américaines sur le territoire iranien, des ripostes de Téhéran contre Israël, des bases américaines et plusieurs pays du Golfe, ainsi qu’un impact immédiat sur la sécurité régionale et les marchés pétroliers. Le Colonel Olivier Rafowicz, porte-parole de l’armée israélienne a animé un webinaire pour expliquer pourquoi cette guerre est une nécessité vitale pour Israël et un impératif pour la sécurité du monde.

Le scoop de cette conférence en ligne de presse donne tout son sens à la stratégie israélienne contre le régime des Mollahs. Si Israël n’avait pas mené la guerre des 12 jours de juin 2025, l’Iran aurait pu assembler entre 8 et 9 bombes atoniques, selon l’Officier de Tsahal, Olivier Rafowicz, porte-parole de l’armée israélienne.

La menace que constitue le régime iranien va au-delà d’Israël !

Pour le Colonel Olivier Rafowicz, l’Iran ne menaçait pas que l’Etat hébreu, mais toute la paix et la stabilité du Moyen Orient. Dans une introduction détaillé comme à ses habitudes, le plus francophones des officiers de l’armée israélienne justifie cette guerre par un triptyque clair : empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire, détruire son arsenal balistique, et neutraliser son appareil régional de déstabilisation fait de forces navales, de missiles et de réseaux armés alliés en Irak, au Yémen et surtout au Liban et dans la Judé-Samarie, terme consacré en Israël pour désigner la bande de Gaza. La détermination de l’Iran à faire des victimes en Israël et dans les pays voisins du Golfe est une illustration de cette vision d’hostilité de Téhéran envers et contre tous.

Une guerre préventive qui n’est pas contre le peuple iranien

Le Colonel Rafowicz présente l’action israélienne comme une guerre préventive et “existentielle”. Selon lui, Israël agit parce que l’Iran représenterait une menace directe, à la fois par son programme nucléaire militaire et par ses missiles balistiques. Il soutient que l’Iran ne doit “en aucun cas” obtenir l’arme atomique et affirme que le régime iranien poursuit une logique de destruction d’Israël. Le financement et l’instrumentalisation du Hamas, du Hezbollah et des Houtits du Yémen, sans oublier les milices chiites d’Irak illustrent bien cette pratique du régime iranien. Mais malgré ce lourd passif du régime des Ayatollahs, Israël fait bien la nuance entre un régime totalitaire et son peuple épris de paix et de démocratie.

Le conférencier insiste donc sur un deuxième point : Israël n’est pas en guerre contre le peuple iranien, mais contre le régime, les Gardiens de la révolution, les responsables militaires iraniens et les structures liées au programme nucléaire. Dans cette logique, les frappes sont décrites comme ciblées, préparées et stratégiques, et non comme une guerre contre la population civile. L’officier militaire a déploré les pertes civiles en annonçant que certaines font l’objet d’enquête de la part des Etats Unis.

Enfin, il démontre que l’opération produit déjà des résultats militaires : il met en avant la destruction d’une partie des lanceurs de missiles balistiques, la poursuite des frappes sur les infrastructures militaires iraniennes et l’idée que les opérations continueront jusqu’à ce que les objectifs soient atteints. En très bref : Rafowicz défend la ligne officielle israélienne qui commence par gagner du terrain dans les opinions publiques avec les missiles et les drones envoyés par les Gardiens de la révolution iranienne en Asie et en Europe. Il est désormais plus aisé de croire que cette guerre est une action préventive destinée à empêcher une menace nucléaire et balistique iranienne, en visant le régime et son appareil militaire plutôt que la population iranienne.

Le dossier nucléaire iranien s’était de nouveau durci. En juin 2025, le directeur général de l’AIEA s’inquiétait de l’accumulation rapide de plus de 400 kg d’uranium hautement enrichi et rappelait que, faute de coopération iranienne sur plusieurs questions en suspens, l’Agence n’était pas en mesure d’assurer que le programme nucléaire de l’Iran était exclusivement pacifique. Autrement dit, même si l’existence d’une décision iranienne de fabriquer immédiatement la bombe n’était pas démontrée publiquement, l’opacité croissante et le niveau d’enrichissement ont nourri, à Washington comme à Tel-Aviv, l’argument selon lequel attendre davantage augmenterait le risque stratégique.

Un autre facteur décisif est l’échec de la voie diplomatique. Selon les diplomates de haut rang, l’Iran est très habile dans la diplomatie de gagner du temps. Or, ce gain de temps peut aider le régime à atteindre son objectif d’arme atomique, malgré la guerre des 12 jours. Selon une documentation parlementaire britannique, les frappes ont suivi l’échec des négociations indirectes menées en février 2026 pour encadrer à nouveau le programme nucléaire iranien civil. Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine lui-même expliquait encore, juste avant l’attaque, que la préférence de Donald Trump restait la diplomatie, mais il ajoutait que le refus iranien de discuter sérieusement des missiles balistiques constituait un obstacle majeur. En pratique, cela signifie que Washington et Israel ont présenté la guerre non comme le premier choix, mais comme le résultat d’une diplomatie jugée insuffisante ou bloquée.

 

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