Bembéréké : Un nouveau pont en béton pour effacer la frontière de l’eau entre les quartiers de Bouay
Relier les hommes, sécuriser les trajets quotidiens et libérer le potentiel des territoires : la commune de Bembéréké franchit un pas de géant à Gamia. Ce jeudi 3 septembre 2026, le maire Moussa Lafia a procédé à la réception provisoire d’un double dalot flambant neuf de dimensions 200/200, érigé sur l’affluent de Nassa. Cet ouvrage d’art, attendu depuis de nombreuses années par les populations locales, vient définitivement gommer les difficultés de franchissement qui paralysaient le secteur de Bouay à chaque saison des pluies.
Odjoutchoni Florent OGA

Une prouesse technique pour recoudre le territoire
La cérémonie de réception s’est déroulée sur le site de l’ouvrage en présence du Deuxième Adjoint au Maire, de la Secrétaire Exécutive de la commune et des cadres de la direction technique de la mairie. Loin d’être un simple aménagement de fortune, ce chantier d’envergure intègre une série de travaux de consolidation indispensables pour faire face aux caprices du climat : la construction d’un double dalot robuste (200/200) conçu pour fluidifier l’écoulement des eaux de l’affluent de Nassa ; la réalisation d’un remblai d’accès compacté de part et d’autre de l’infrastructure pour assurer un raccordement routier sans heurts et la mise en œuvre d’une protection des talus sur un linéaire de 300 mètres afin de prémunir la structure contre les assauts de l’érosion et les crues de saison. Pour un coût global de 22 millions 199 mille 600 francs CFA. Cette enveloppe a été mobilisée grâce au Fonds d’Appui au Développement des Communes (FADeC), réorienté stratégiquement vers le programme de Cohésion Sociale des régions du Golfe de Guinée (COSO). Un choix financier payant, salué par l’édile qui a félicité l’entreprise pour sa rigueur professionnelle et le respect strict du cahier des charges et des délais contractuels.
Le triomphe de la démocratie participative
La grande force de ce projet réside dans sa genèse. Ce ne sont pas les bureaux feutrés de l’administration municipale qui ont dessiné ce pont, mais les habitants eux-mêmes. Ce sont les communautés de Bouay qui ont identifié et porté ce besoin de franchissement comme leur priorité absolue de développement. Ravi de cette dynamique de gouvernance participative, le maire Moussa Lafia a adressé ses vives félicitations aux forces vives de Gamia. Il a toutefois rappelé que la durabilité de ce précieux outil de désenclavement dépendra directement du civisme de ses usagers. L’autorité communale a ainsi exhorté les jeunes, les conducteurs et les riverains à veiller jalousement sur l’ouvrage, à en faire un usage responsable et à s’organiser pour un entretien régulier de ses abords afin de prévenir toute dégradation précoce. Désormais, à Bouay, les deux rives ne se regardent plus en s’affrontant, elles s’unissent pour faire circuler les idées, les récoltes et les sourires.
