Commune de Bassila : La lutte contre la désertification s’intensifie à Igbèrè sous le signe de l’éco-citoyenneté
Dans la dynamique de la 5ème mandature (2026-2033), la commune de Bassila a accueilli, ce mercredi 17 juin 2026, les manifestations officielles de la Journée Mondiale de Lutte contre la Désertification et la Sécheresse pour le compte du département de la Donga. C’est le village d’Igbèrè, dans l’arrondissement de Manigri, qui a servi de cadre à cette célébration marquée par une forte mobilisation institutionnelle et citoyenne en faveur de la restauration du couvert végétal.
Une mobilisation intersectorielle pour la sauvegarde du patrimoine naturel
Présidée par le maire Dr Tassou Zakari Filikibirou, reconduit à la tête de la commune pour ce septennat, la cérémonie a réuni le Secrétaire Général de la Préfecture de la Donga, les Directeurs départementaux des Enseignements Secondaires, des Eaux et Forêts, ainsi que des représentants de la Police républicaine et des Sapeurs-pompiers. Cette synergie entre autorités politico-administratives et forces de défense souligne la dimension sécuritaire et stratégique de la protection de l’environnement dans le septentrion. Le choix d’Igbèrè n’est pas anodin. Situé dans l’arrondissement de Manigri, une localité déjà au cœur des projets de modernisation, notamment pour l’accès universel à l’eau potable, ce site devient un symbole de la lutte contre la dégradation des terres. La forte présence de la communauté des usagers du bois et des populations locales témoigne d’une prise de conscience collective face aux menaces climatiques.
Le reboisement au CEG Igbèrè : Un acte de résilience face aux prévisions météo
L’activité phare de la journée a été une opération de reboisement d’envergure dans l’enceinte du CEG Igbèrè. Cette initiative est une réponse concrète aux défis identifiés par les experts de Météo-Bénin pour la saison 2026. En effet, les prévisions annoncent des cumuls pluviométriques globalement déficitaires à moyens dans la Donga pour les mois à venir. Le reboisement, couplé à des techniques de tuteurage rigoureuses, constitue donc un levier essentiel pour maintenir l’humidité des sols et freiner l’avancée du front de désertification. Les interventions ont mis l’accent sur trois piliers : la préservation qui consiste en la sauvegarde des forêts existantes contre les coupes abusives ; l’anticipation c’est-à-dire adapter les comportements locaux aux variations climatiques extrêmes et l’éducation qui prend en compte la sensibilisation des jeunes apprenants du CEG pour en faire des ambassadeurs de l’éco-citoyenneté.
Le suivi post-plantation : La clé d’une gouvernance durable
Conscient que « planter un arbre est un acte, mais le faire grandir est une responsabilité », le maire Tassou Zakari Filikibirou a annoncé la mise en place d’un comité de suivi impliquant directement l’administration du CEG Igbèrè. Cette démarche vise à garantir un taux de survie maximal des plants et s’inscrit dans la vision de pérennisation des investissements communautaires prônée durant cette mandature. En clôturant cette journée, les autorités ont rappelé que la protection de l’environnement est une responsabilité collective. Grâce à cette action, Bassila réaffirme son engagement à bâtir un territoire résilient, capable de transformer les défis écologiques en opportunités de développement durable pour les générations futures.
