Évaluations des élections générales de 2026 : À Parakou, les acteurs territoriaux et la CENA définissent les réformes pour des scrutins plus performants
L’atelier national d’évaluation des élections générales de 2026 s’est achevé ce vendredi à Parakou, après cinq journées d’échanges intensifs. Organisée par la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA), cette rencontre a permis de dresser un bilan rigoureux du premier cycle électoral de la 5ème mandature, jetant les bases d’une modernisation accrue du système démocratique béninois.
Un bilan salué sous le signe de la maturité démocratique
Accueillis dans la cité des Koburu, chef-lieu du département du Borgou, les acteurs de la chaîne électorale ont procédé à une auto-évaluation sans concession. Le président de la CENA, Sacca Lafia, a exprimé sa satisfaction face à la capacité du pays à analyser son propre processus avec responsabilité. Cette dynamique de transparence et de collaboration est le reflet des attentes de la 5ème mandature (2026-2033), où la redevabilité et l’excellence administrative sont érigées en principes cardinaux. Le rôle des députés de la 10ème législature a été particulièrement valorisé pour la solidité du cadre légal, tout comme l’engagement des partis politiques et de la société civile, garants de la crédibilité du scrutin.
L’engagement des agents territoriaux face aux défis logistiques
Au cœur des débats, la performance des agents électoraux sur le terrain a été saluée comme exemplaire. Les points focaux et les coordonnateurs d’arrondissement, véritables pivots de la gouvernance de proximité, ont su sécuriser le matériel et fiabiliser les résultats malgré des pressions logistiques importantes. Cette résilience des acteurs locaux, souvent confrontés à des réalités infrastructurelles complexes dans les communes, souligne l’importance de renforcer les capacités des cadres techniques à la base.
Vers une modernisation technologique et logistique
L’atelier débouche sur des recommandations stratégiques visant à transformer durablement l’organisation des futurs scrutins. Les acteurs ont donc statué sur la modernisation technologique pour une transmission des résultats plus rapide et sécurisée ; la réorganisation logistique locale afin de mieux adapter le déploiement du matériel aux réalités de chaque commune et la professionnalisation accrue qui prend en compte un renforcement continu des capacités des agents des postes de vote, s’inscrivant dans la dynamique de modernisation des services publics impulsée à l’échelle nationale. Le rapport final, conçu comme un document d’action pragmatique, servira de boussole pour les réformes à venir. En clôturant les travaux, Sacca Lafia a réitéré sa confiance en un avenir démocratique renforcé, où chaque élection constituera un levier de stabilité et de développement pour les territoires.

