Le Fonds d’investissement communal (FIC) poursuit sa mise en route institutionnelle. Après sa création par décret en septembre 2025 pour remplacer le FADeC, puis la nomination de son directeur général en mars 2026, le décret du 22 avril 2026 vient désormais fixer la composition de son Conseil d’administration, ouvrant une nouvelle étape dans l’opérationnalisation du dispositif.
Une gouvernance désormais clarifiée
Créé par le décret n° 2025-567 du 17 septembre 2025, le Fonds d’investissement communal a été conçu comme le nouvel instrument de financement des communes béninoises, en remplacement du Fonds d’appui au développement des communes (FADeC). Le texte prévoit une dotation initiale et confie au FIC une mission plus large d’appui au financement, à l’investissement et à l’accompagnement technique des collectivités territoriales.
La structure a ensuite été rendue plus opérationnelle avec la nomination de son directeur général, Dodji Kocou Réginal Koumagbéafidé, intervenue en mars 2026. Le décret n° 2026-259 du 22 avril 2026 vient à présent compléter l’architecture de gouvernance en nommant les membres du Conseil d’administration, organe appelé à conduire les orientations stratégiques du fonds.
Sept membres pour piloter le fonds
Selon le décret signé à Cotonou le 22 avril 2026, le Conseil d’administration du FIC est composé de sept membres. Il s’agit de Albert Montcho, représentant du ministère de l’Économie et des Finances, qui en assure la présidence, de Monhévèdo Prince Audrey Sohou, également représentant du même ministère, de Comlanvi Alain Honou, représentant de la Présidence de la République, de Comlan B. Thierry Tonassoumi Tonou, représentant du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, de Mémanton Boni Yalla, représentant du ministère du Cadre de vie et des Transports en charge du Développement durable, ainsi que de Luc Marie Constant Gnacadja et Mawugnon Christian Houétchenou, tous deux représentants de l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB).
Un mandat de trois ans renouvelables
Le même décret précise que les membres du Conseil d’administration sont nommés pour un mandat de trois ans renouvelables, à compter de la date de leur installation. Cette précision donne un cadre temporel clair à la nouvelle équipe appelée à suivre la mise en œuvre des missions du FIC.
Avec cette composition, l’État et les collectivités territoriales se retrouvent autour d’un même instrument de pilotage, dans une logique de gouvernance partagée et de suivi des investissements communaux. Le FIC entre ainsi dans une phase plus concrète de son fonctionnement, attendu comme un levier majeur de financement du développement local au Bénin.