Green Cities de la BERD : Cotonou expose à Londres sa feuille de route urbaine 2026-2033

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À Londres, la conférence Green Cities Mayors’ Meeting 2026 réunit les 22 et 23 juin les maires de plusieurs grandes villes autour des solutions pour des territoires plus résilients, plus sobres en carbone et mieux équipés face aux chocs climatiques. Parmi les participants figure Luc Gnacadja, maire de Cotonou, venu présenter la vision de la capitale économique béninoise pour les prochaines années.

 

Cotonou s’invite dans l’agenda mondial des villes durables

 

La rencontre organisée par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) marque les dix ans du programme Green Cities. Selon l’institution, ce programme a déjà contribué à réduire les émissions, améliorer la qualité de l’air et relever le niveau de vie de plus de 80 millions de personnes, à travers 60 villes réparties sur trois continents. La conférence de Londres doit aussi ouvrir de nouvelles discussions sur le financement des projets verts, la modernisation des services urbains et l’adaptation au changement climatique.

 

Le maire de Cotonou défend une vision plus ambitieuse

 

À Londres, Luc Gnacadja n’est pas venu en simple observateur. D’après Le Matinal, il a présenté l’agenda « Cotonou 2026–2033 : Changer d’échelle », une feuille de route qui entend inscrire la ville dans une nouvelle phase de transformation urbaine à l’horizon 2030, année du bicentenaire de Cotonou. L’approche défendue par la mairie met l’accent sur une ville à la fois productive, verte et mieux gouvernée.

 

Cette orientation correspond à l’esprit même de la conférence de la BERD, qui insiste sur des solutions concrètes pour électrifier les transports, améliorer le chauffage et le logement, moderniser les systèmes d’eaux usées et renforcer la résilience face aux vagues de chaleur. La ville béninoise cherche ainsi à s’inscrire dans cette dynamique internationale où la planification urbaine doit déboucher sur des résultats tangibles pour les habitants.

 

Des retombées possibles pour les priorités urbaines de Cotonou

 

La participation de Cotonou à ce rendez-vous peut lui permettre de mieux capter des financements verts, des expertises techniques et des partenariats utiles dans des domaines comme les déchets, l’eau, les transports urbains et l’efficacité énergétique. Ces secteurs figurent parmi les priorités d’intervention mises en avant par la BERD dans ses actions en matière d’infrastructures municipales.

 

L’enjeu est d’autant plus concret que Cotonou s’inscrit déjà dans le projet de modernisation de la gestion des déchets du Grand Nokoué, cofinancé par la BERD et la Banque européenne d’investissement. Ce programme couvre Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji et Ouidah, avec pour objectif d’améliorer la collecte, le tri, la valorisation et le traitement des déchets dans une zone qui représente environ 20 % de la population béninoise et 30 % de son PIB.

 

Une vitrine pour la gouvernance locale et l’image de la ville

 

Le projet Grand Nokoué ne se limite pas à des équipements. La BERD souligne qu’il vise aussi à renforcer la gouvernance, la capacité institutionnelle de la SGDS et l’emploi inclusif, en particulier pour les femmes actives dans la filière des déchets. Il doit également réduire les émissions de CO₂ et de méthane et limiter la dépendance aux décharges.

 

Dans ce contexte, la présence de Cotonou à Londres dépasse le cadre protocolaire. Elle donne à la ville une tribune pour défendre ses priorités, attirer de nouveaux appuis et faire valoir une vision plus structurée de son avenir urbain. À travers cette séquence, la capitale économique béninoise cherche à s’imposer comme une ville africaine capable de conjuguer croissance, résilience climatique et gouvernance moderne. Cette lecture s’appuie sur l’orientation exposée par la mairie et sur les objectifs affichés par la BERD pour ses villes partenaires.

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