Abomey : Préfet et maire éteignent l’étincelle de la discorde à l’EPP Djègbè Houinlinhouin

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Le chemin de l’école ne doit pas être pris en otage par les différends des adultes. À la suite de la fermeture brutale de l’EPP Djègbè Houinlinhouin par une partie des riverains exigeant le départ de la directrice, le préfet du Zou, Laurent Zomaï, et le maire d’Abomey, Mètolé Franck Kpassassi, ont immédiatement pris à bras-le-corps ce dossier sensible ce mardi 8 septembre 2026. En provoquant une table ronde d’urgence à la mairie, puis en se rendant sur le terrain, les autorités départementales et communales ont amorcé un dialogue crucial pour désamorcer la crise à quelques jours seulement de la rentrée des classes.

 Odjoutchoni Florent OGA

Une concertation élargie pour libérer la parole

La séance de crise initiée à l’Hôtel de Ville a réuni autour de la même table toutes les parties prenantes afin de confronter les points de vue dans un esprit de responsabilité. Outre la directrice de l’école, le bureau de l’Association des Parents d’Élèves (APE), les sages, les jeunes et les responsables de l’association de développement du quartier ont pu exposer librement leurs griefs et leurs attentes. Pour garantir la solidité et l’impartialité de cette médiation, le préfet et le maire étaient entourés du commissaire central d’Abomey, Boris Tossou, du secrétaire général départemental, Rodrigues Michowadou, du chef de l’arrondissement de Djègbè, Guy Behanzin, ainsi que des plus hauts responsables éducatifs de la région : le Directeur départemental des enseignements maternel et primaire, le Chef de la circonscription scolaire d’Abomey et le conseiller pédagogique de zone. Ce déploiement de cadres témoigne de l’extrême gravité avec laquelle l’État traite toute entrave au bon déroulement de l’année scolaire.

 

Appel à la retenue et primauté des voies institutionnelles

Après les échanges en salle, la délégation officielle s’est transportée dans la cour même de l’EPP Djègbè Houinlinhouin pour poursuivre la concertation avec les acteurs de la base. Le message délivré par le préfet Laurent Zomaï et le maire Franck Kpassassi a été ferme et sans équivoque : l’école doit être préservée de toute confrontation physique. La sécurité des élèves et du personnel enseignant reste la priorité absolue de la République. Entendant cet appel à la raison, les représentants des jeunes, le bureau de l’APE et l’association de développement du quartier ont solennellement pris l’engagement de maintenir le calme. Ils ont accepté de s’en remettre aux voies institutionnelles et administratives pour le règlement du litige, dans l’attente d’une décision arbitrale des autorités compétentes. Une grande rencontre avec l’ensemble de la population locale est d’ores et déjà annoncée pour consolider cette trêve et dégager une issue consensuelle. Laurent Zomaï et Franck Kpassassi rappellent qu’aucun différend local ne saurait justifier que l’on cadenasse le portail de l’avenir de nos enfants. Le dialogue est désormais noué, et c’est toute la cité royale qui espère désormais que la raison l’emportera définitivement sous les préaux avant le premier coup de cloche.

 

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