Bantè : Le maire Daniel Fatchéhoun prône l’apaisement et tend la main à la communauté Peulh après les heurts de Lougba
Suite aux vifs affrontements enregistrés dans la localité de Lougba, le maire de Bantè, Daniel Fatchéhoun, a réuni en urgence ses adjoints et une délégation représentative de la communauté Peulh. Objectif : éviter que l’incompréhension et l’escalade ne s’installent dans les cœurs. Cet exercice d’écoute mutuelle et de diplomatie locale s’impose comme un rempart indispensable pour désamorcer les tensions et préserver le vivre-ensemble dans la commune.
Odjoutchoni Florent OGA

Désamorcer la crise par le dialogue direct au cabinet
Face à la gravité de la situation à Lougba, l’exécutif municipal a résolument fait le choix de la concertation directe. Accompagné de ses adjoints, le maire Daniel Fatchéhoun a longuement écouté les doléances, les craintes et les attentes formulées par la délégation Peulh. Cette rencontre a permis de poser des mots sur les maux et de rassurer les hôtes de la mairie sur l’impartialité et la détermination totale des autorités locales à rétablir un calme durable et équitable. À cette occasion, l’édile a lancé un appel pressant à la retenue, à la tolérance et à la responsabilité collective, rappelant que la violence ne résout rien et ne fait que fragiliser la cohésion historique du territoire.

Une tournée de sensibilisation pour consolider la paix à la base
Pour traduire cette volonté politique en actes concrets, la municipalité ne compte pas s’arrêter aux murs du cabinet. Le maire a annoncé le déploiement très prochain d’une vaste campagne de sensibilisation et de dialogue intercommunautaire qui sillonnera tous les arrondissements de Bantè. L’objectif de cette caravane de paix sera de renouer les fils du dialogue entre les différentes composantes de la population, de prévenir de futurs foyers d’affrontements et d’ancrer durablement la culture de la concertation dans chaque village. Ce souci d’anticipation et de préservation de l’ordre public fait écho aux mesures de sécurité rigoureuses déjà instaurées par la municipalité. En juin 2026, pour lutter contre la recrudescence des vols de récoltes et des cambriolages, le maire Daniel Fatchéhoun avait en effet pris un arrêté interdisant la circulation nocturne des tricycles de 19 h 00 à 06 h 00 du matin. À Bantè, la paix n’est pas un acquis figé, mais un chantier de chaque instant qui s’écrit ensemble. En replaçant la palabre constructive au centre de la gouvernance locale, l’exécutif municipal rappelle que l’harmonie entre les peuples reste le socle indispensable à tout développement durable.