Bembéréké : Fin des cours à même le sol à Gamia et Ina, le maire Moussa Lafia livre 55 tables-bancs aux écoles rurales
Suivre la classe assis à même la terre battue ou serrés à trois sur des madriers de fortune appartient désormais au passé pour des dizaines d’écoliers de Bembéréké. Ce vendredi 2 octobre 2026, l’exécutif municipal a concrétisé un soulagement très attendu dans les salles de classe rurales. Conduite par le maire Moussa Lafia, accompagné de son deuxième adjoint Ousmane Sanni Gamia, une tournée d’équipement a permis d’acheminer 55 tables-bancs neuves directement dans deux établissements cibles : l’EPP Gando Bou dans l’arrondissement d’Ina (25 unités) et l’EPP Nassa dans l’arrondissement de Gamia (30 unités).
Odjoutchoni Florent OGA
Ina et Gamia : Un arbitrage budgétaire au chevet des urgences scolaires

Dans les deux complexes scolaires, l’arrivée du camion de livraison a déclenché une vive émotion chez les enseignants, les directeurs et les représentants des Associations de parents d’élèves (APE). Face à l’ampleur des besoins en mobilier dans les arrondissements excentrés, le premier magistrat a tenu à expliquer la méthode de la municipalité : une programmation par étapes, guidée par la rigueur budgétaire et la priorité donnée aux situations les plus critiques.
Civisme fiscal : « C’est l’impôt local qui fabrique les bancs de nos enfants »

Saisissant l’occasion de cette remise symbolique, le maire Moussa Lafia a tenu un discours de vérité devant les communautés villageoises réunies. Rappelant que les finances communales ne sont pas inépuisables, l’édile a lié directement la multiplication de ces gestes sociaux au recouvrement des taxes locales : « C’est grâce à la contribution de chacun, notamment par le paiement régulier des impôts et taxes locaux, que la Mairie pourra multiplier ces actions de développement et construire un avenir meilleur pour nos enfants. » Installés dès ce week-end dans les classes d’Ina et de Gamia, les nouveaux bureaux en bois serviront dès lundi matin. Pour les écoliers de Gando Bou et de Nassa, la rentrée prend enfin un visage digne et studieux.