Un vent d’unité et de ferveur culturelle souffle sur Ségbana. À quelques encablures des festivités de la Gaani, le maire de la commune, Aboudou Razack Kora, s’est rendu au palais royal pour accorder ses violons avec Sa Majesté Orou Souka, Roi de Ségbana. Accompagné de son Premier Adjoint, Bio Sorokou, et du conseiller communal Mohamed Imorou Assouma, l’édile a choisi le dialogue direct pour poser les jalons d’une collaboration étroite entre la municipalité et la chefferie coutumière, toutes deux unies pour la réussite de la mandature 2026-2033.
Odjoutchoni Florent OGA
Faire de l’identité Boo un ciment pour le vivre-ensemble
Loin des simples formalités protocolaires, cette rencontre sous les voûtes du palais royal a permis d’aborder des sujets de fond liés au quotidien des populations. Au cœur des échanges figurait la nécessité d’apporter un soutien plus prépondérant aux expressions artistiques et aux valeurs culturelles Boo. Pour l’exécutif communal comme pour le souverain, ce riche patrimoine immatériel constitue l’âme de Ségbana et doit être protégé comme un vecteur majeur d’unité et d’attractivité pour tout l’Alibori. Les discussions ont également mis en lumière l’importance d’un canal de communication permanent entre l’Hôtel de Ville, la chefferie coutumière et les différentes composantes de la population. Les deux institutions s’accordent sur un principe clé : la consolidation d’une cohésion sociale authentique dans cette région frontalière exige une écoute constante, un respect mutuel et une concertation de tous les instants.
La Gaani en ligne de mire

L’autre grand dossier de ce conclave royal concerne les dispositions pratiques à prendre pour l’organisation imminente de la fête de la Gaani à Ségbana, qui s’annonce dans la foulée des grandes célébrations nationales de Nikki. Cette manifestation historique, marquée par ses parades équestres et ses rassemblements populaires, représente une occasion unique de valoriser les talents locaux, de resserrer les liens de fraternité et de faire rayonner la commune bien au-delà de ses frontières. La mairie et le palais royal entendent conjuguer leurs efforts logistiques et sécuritaires pour garantir un succès retentissant à ce grand rendez-vous culturel et identitaire. Les regards de l’Alibori sont désormais tournés vers les chevaux de la Gaani, dont le galop s’annonce déjà comme le plus beau symbole de cette harmonie retrouvée.