Kandi : Le Colonel Lafia N’Gobbi Ayouba et la municipalité sonnent la mobilisation générale pour un état civil fiable et accessible

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L’existence juridique de chaque citoyen s’écrit dès ses premiers instants, et à Kandi, l’administration locale s’active pour qu’aucun habitant ne reste dans l’ombre administrative. Ce mercredi 19 août 2026, la salle de réunion de la mairie a accueilli une importante séance de sensibilisation dédiée à la déclaration systématique des faits d’état civil. Ce chantier de souveraineté et d’inclusion sociale s’inscrit au cœur des priorités de la mandature 2026-2033 portée par la maire de la commune, Zinatou Alazi Osséni Saka.

 Odjoutchoni Florent OGA

 

Une synergie d’acteurs locaux et sécuritaires pour un diagnostic sans filtre

La rencontre a été conduite par une autorité de premier plan : le Colonel Divisionnaire de Police Lafia N’Gobbi Ayouba, Directeur départemental de l’Intérieur et de la Sécurité publique du Borgou/Alibori, qui était accompagné de ses proches collaborateurs pour l’occasion. Témoignant de la portée communautaire de l’initiative, la session a réuni un large public d’acteurs de terrain : les Chefs des arrondissements de Kandi 1, 2 et 3, ainsi que leurs Secrétaires d’arrondissements respectifs ; la Cheffe du Service des Ressources Humaines et des Affaires Générales de la mairie de Kandi ainsi que plusieurs groupements socio-professionnels clés et des représentants des populations locales. Sous la supervision indirecte de la tutelle préfectorale de l’Alibori incarnée par Ahmed Bello Ky-Samah, cette réunion a permis de poser des bases solides pour optimiser le recensement, l’enregistrement et l’identification de tous les acteurs de la chaîne de l’état civil dans la commune.

Naissances, mariages, décès : Les piliers du développement local

Au cours des débats, les communicateurs ont rappelé avec insistance que l’enregistrement des naissances, des mariages et des décès ne relève pas d’une simple formalité administrative, mais constitue un droit humain fondamental. C’est en effet le premier levier qui garantit l’existence juridique des citoyens et facilite leur accès aux services sociaux de base, notamment l’éducation et la santé. Pour l’exécutif communal, disposer de registres d’état civil complets et numérisés est également une condition sine qua non pour l’efficacité des politiques publiques. Sans données démographiques fiables, toute planification rigoureuse du développement local et toute répartition équitable des infrastructures de base s’avèrent impossibles.

Un appel à l’action pour les leaders communautaires

La séance s’est achevée sur un appel pressant à l’endroit des chefs d’arrondissements, des leaders d’opinion et des représentants socio-professionnels afin qu’ils deviennent de véritables relais d’information au sein des ménages. Chaque acteur est désormais investi de la mission d’encourager les populations à abandonner la négligence et à déclarer systématiquement les événements de vie auprès des services compétents. Grâce à cette dynamique concertée, la commune de l’Alibori prouve qu’un développement local réussi commence toujours par la reconnaissance officielle et digne de chaque citoyen.

 

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