Parakou : Une micro-forêt urbaine efface un dépotoir sauvage à Titirou et insuffle un nouveau souffle vert à la cité
Un ancien dépotoir sauvage métamorphosé en un havre de verdure au cœur de la cité des Kobourou. Ce mercredi 19 août 2026, le quartier de Titirou, situé dans le 1er arrondissement de Parakou, a franchi une étape décisive dans la restauration de son écosystème en accueillant la mise en terre de 610 plants sur une superficie de 2 500 m². Ce projet d’aménagement, mené sous la bannière d’un partenariat actif avec la ville d’Orléans, vise à doter la métropole septentrionale d’un véritable « poumon vert » protecteur face aux dérèglements climatiques.
Odjoutchoni Florent OGA

Un arsenal végétal rigoureusement sélectionné
Pour redonner vie à ce site autrefois dégradé, le Service de la protection de l’environnement de la municipalité n’a rien laissé au hasard. Les essences ont été choisies pour leur robustesse et leur résilience : 300 saules pleureurs ; 80 caïlcédrats ; 80 fromagers ; 50 palmiers royaux et 50 hibiscus. « Cette micro-forêt est le fruit du partenariat entre la ville de Parakou et la ville d’Orléans », a précisé Rafiou Alagbé, chef du Service de la protection de l’environnement de la mairie, soulignant l’importance d’augmenter la couverture végétale pour atténuer la chaleur urbaine. L’événement a réuni d’éminents acteurs de cette coopération décentralisée, notamment Arielle Campestre, chargée du partenariat Orléans-Parakou, et Brisso Soumanou Sinaissiré, représentant de l’entreprise, maître d’œuvre de cette opération.
Rigueur et protection : Un suivi de deux ans couplé à la lutte contre la divagation animale
Pour éviter l’écueil des campagnes de reboisement sans lendemain, la mairie de Parakou a opté pour la redevabilité en confiant l’entretien du site à un prestataire privé pour une durée de deux ans. Ce contrat stipule une obligation de résultats, incluant le remplacement systématique de tout plant qui viendrait à dépérir. Toutefois, la survie de cette jeune forêt urbaine dépend également de la discipline collective. Les jeunes pousses d’arbres constituant une cible de choix pour le bétail, la municipalité peut s’appuyer sur la fermeté de son maire, Zul-Kifly Zakarie. Par un communiqué radio officiel daté du 19 juin 2026, l’autorité communale a en effet rappelé l’interdiction stricte de la divagation des animaux sur l’ensemble du domaine public de Parakou, sous peine d’amendes administratives de 10 mille FCFA par tête de petit ruminant et 50 mille FCFA par bovin égaré. Cette politique de tolérance zéro en matière de divagation animale s’avère être le bouclier indispensable pour la préservation de ce nouvel espace forestier.

Un lieu de détente et d’appropriation citoyenne
Au-delà de la dimension strictement écologique, le réaménagement du site de Titirou ambitionne d’offrir un cadre de vie convivial aux populations locales. Arielle Campestre s’est réjouie de voir ce projet d’assainissement aboutir et a partagé les aménagements futurs prévus pour le site. Les riverains verront bientôt l’installation de bancs publics, la création d’allées de promenade ombragées et la construction de paillotes traditionnelles pour favoriser les rencontres et la détente. En transformant une décharge sauvage en un îlot de fraîcheur, la municipalité de Parakou trace les contours d’une gestion urbaine qui réconcilie développement local, bien-être social et action pour le climat.